De nouveau seul
Ou le départ de Jo me porterait il la poisse?
19.03.2008 - 23.03.2008
28 °C
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5 mois sur la cordillère
on flavienc's travel map.
Mercredi 20 mars - Buenos Aires
Jo vient de partir il est 23h et je suis de retour de l'aeroport.
Apres avoir frappé à 4 portes je trouve enfin une auberge qui a de la place; le Che largato hostel.
Comme toute bonne auberge de jeunesse, la biere coule à flot au bar et l'accent est tres anglos saxon.
Il reste un lit dans une chambre de 8 (ouf ca ne me dit rien d'etre dans celle de 20 lits avec 19 gars houblonés)
3h du mat la musique s'arrette enfin et fait remonter les soulards.
Mon vis à vis sur le lit superposé et mon voisin de dessous n'ont rien trouvé de mieux que de rentrer accompagner. Et c'est sans aucune géne et pudeur que les lits grinceront jusqu'à 8h.
La nuit trop trop top... Vive les porcs et les auberges.
Jeudi 21 mars - Buenos Aires
Quelle nuit de merde! Petit dej et je me casse de ce backpacker.
J'ai plaisir à retourner dans le beau petit question de San Telmo et flaner sur les grandes avenues.
C'est vraiment une ville ou j'aimerais bien vivre.
Mais qu'est ce que ca fait drole de se retrouver tout seul. Ces 3 semaines avec Jo auront été extra. C'est vraiment une chance d'aspirer aux meme envies et partager le meme etat d'esprit avec un pote.
Le probleme de se retrouver à 2 comme ca à l'etranger c'est qu'on à bien ralongé nos listes de projets à la con...

Retour dans le beau quartier de San Telmo
Vendredi 22 mars - toujours Buenos Aires...
1h15
J'en ai ras le bol des bus...
Et malheureusement ce n'est pas parceque je suis mal installé dans un bus sans clim.
Non c'est parcequ'on est en pleine nuit et je vais passer ma nuit dans la gare routiere...
Je me suis fait jeter de mon cyber cafe où je tuais le temps (il fermait tot) et suis arrivé avec une heure d'avance pour prendre mon bus de 22h45 vers Posadas (nord est de l'argentine pour aller visiter les missions jésuites du Paraguay puis les chutes d'Iguazu).
23h20
Mon bus arrive enfin avec un beau signe Posadas devant. Mais il ne prend personne, il descend meme qq passagers qui viennent de plus loin pour qu'ils se degourdissent les jambes. On doit attendre pour monter, il revient dans 10 minutes apres avoir fait le plein.
23h40
Toujours pas de bus que ce soit au niveau des platformes ou sur l'ecran d'affichage; Je suis bien placé j'ai vu sur les 2.
24h
Toujours rien! Je commence à trouver ça bizzare et monte au niveau des guichet pour demander. Mais bien sur, comme j'ai acheté un billet pourri à une petite compagnie elle n'est pas ouverte comme les grosses.
Je vais donc demander au point d'information general qui m'annonce que mon bus est bien venu platforme 8 et est parti à 23h25! Il ne faut pas se fouttre de moi! Ca fait 3h que je suis devant ces platformes!!!! Et j'ai beau ne pas comprendre l'espagnol, ni ma fouttu compagnie ni Posadas n'ont été annoncé au micro.
Je suis trop ennervé....
00h45
Un bus de ma compagnie de $&%@ arrive platforme 8. Mais evidement il part pour une autre destination et son chauffeur me confirme que mon bus doit etre loin de Buenos Aires.
C'en est trop. Je laisse tomber Posadas. Je n'avais pu décalé mon billet pour le 20 au soir, c'est sur que le bus de demain sera plein.
Pourquoi aller à Posadas? Pourquoi aller voir les chuttes d'Iguazu?
Des pauvres chuttes d'eau blindé de touriste! Ca ne m'interresse plus. Je ne vais déjà pas avoir le temps de voir ce que je veux voir sur la cordillére, je ne vais pas perdre 7 jours pour de la flotte. Ca me fera une semaine tranquille de plus pour faire un trek dans un beau coin de montagne sans touriste...
L'idée me plait.
Je file donc faire le tour des agences pour voir si ils ont des places pour Cordoba ou Mendoza. Sur les 4 encores ouvertes aucune n'a quelque chose avant demain.
Il me reste qu'à attendre sur les platformes et essayer à l'entree du bus dans le cas ou il y aurait des petites compagnies avec des places.
Helas apres 30minutes, il faut me rendre à l'evidence que je ne vais pas quitter Buenos Aires ce soir.
Il y a un cyber cafe je vais me coller la bas.
2h
le cyber ferme ses portes. Je ne pourrai donc pas rester tranquille dans une salle à faire de l'internet.
Que faire?
Il est hors de question de me refaire le tour des auberges avec mon trop gros sac. Avec les affaires de camping acheté au Chili et la tente que Jo m'a laissé je suis à 20 kilos sur le dos et 5 kilos dans mon petit sac devant.
On me propose à l'accueil un lit en dortoire en ville pour 30$ mais ca me saoul de retrouver une chambre comme celle d'hier et de ne pas etre sur place pour l'ouverture des guichets.
Il n'y a que 5h à attendre, je peux bien passer une nuit dans la gare routiere; papa et Daniel en on passé 4 sur le carelage de l'aeroport.
Par contre, on m'informe que meme si 2 vigilles font le tour, les pickpockets ne sont pas là pour prendre le bus..
Qu'à cela ne tienne, je ne fermerai pas l'oeil de la nuit.
Si je veux realiser certain de mes reves, il y a des chances que je doive passer des nuits blanches dans des gares de bus moins bien frequentées. Considerons cela comme un entrennement.
Je m'installe donc sur une chaise en plastique bien dur comme on les aime.
J'ai bien plus de clodos comme voisin que de voyageurs qui ont raté leur bus. Avec la journée de transpiration d'un ete sous les tropiques et mon pantalon imonde, je ne sais pas de quel coté on me considère...
5h30
C'est la premiere annonce de la journée. Il y a 1500 depart par jour et la gare va vite reprendre vie.
Je suis mort. Je dois avoir dormi 20h ces 5 dernieres nuits et j'ai hate de m'affaler dans un bus.
7h
L'agence Andesmar est enfin ouverte. Le bus est bien parti à 23h25. Ce que je savais puisque j'ai vu ce bus. Mais il est reparti à vide pour faire le plein de carburant. Et il est revenu sur quelle platforme et à quelle heure? Pourquoi n'ont ils pas fait d'annonce?
Et puis ca me gonfle de ne pas pouvoir m'ennerver en espagnol. En anglais ou en francais ca serait tellement plus facile. Je m'explique en gesticulant comme un pantin mais pas moyen d'argumenter pour qu'il me change le billet à ce soir, je dois en racheter un. J'engueule cette stupide petite dame en anglais, elle n'a rien compris mais l'intention etait là. Et puis ca m'a detendu.
Qu'est ce que je fait, Iguazu ou je retourne vers les andes?
Alons y pour Cordoba. J'ai peur du gros plan touriste et j'aurai l'occasion d'y retourner.
Je prends le metro et pars errer pour une journee comme un clochard avec mon trop gros sac, mes pieds douloureux (cloque et je perds mes ongles de l'acconcagua) et mon patalon que je ne suporte plus.

Le clochard de Buenos Aires... (vous avez de la chance qu'internet ne vehicule pas les odeurs...)
Samedi 22 mars - Cordoba
Décidement, je fais mon boulet avec les bus en ce moment.
Je me suis reveillé à Carloz Paz à 36 km apres Cordoba...
Trop fatigué j'ai dormi non stop et n'ai pas vu un seul arret. Je reprends donc un bus dans l'autre sens. A croire que j'aime le bus... ;o)
Je ne sais pas si ce sont mes conditions d'hygiene ou les empanadas achetés dans la rue mais j'ai ma premiere tourista. Si seulement j'avais du Ricard pour reparer ça.
Il pleut!
Ca lave peut etre mon pantalon mais je venais ici pour faire de l'escalade et un vol de parapente dans une vallée réputée pour ses condors...
Je vais donc avancer. Faire une visite de la ville et reprendre un bus pour Mendoza ce soir.
J'aurai d'autres occasion de grimper et de voler.
J'essaye de contacter Emiliano, Maxi (guide et porteur de l'Aconcagua) et une tante de Clara (la femme d'un ami) qui habite à Mendoza. J'aimerais rencontrer des argentins.

La catedrale de Cordoba

Dimanche 23 mars
Je n'ai aucune envie de vous raconter ce qui vient de m'arriver...
Voila un "déjà vu" dont je vous epargnerez les details: J'AI ENCORE RATE LE BUS....
Et comme pour le film avec Kevin McCallister le 2eme volé est encore moins marrant!!!
Je descends au contoir, pas de place libre avant mardi. 3 jours à attendre à Cordoba...
Je reflechis à un plan B (voir C depuis Iguazu). Ils ont de la place pour Tucuman mais je passe dans ce cas à coté de la valle de la luna et mine de rien j'ai bien envie de rencontrer la tante de Clara.
Donc tant pis. Je voulais voyager sans itineraire et au grès des imprevus et bien voila. Sauf que j'imaginais plus des rencontres que des imprevus de ce genre....
3 jours, ça m'obligera à me mettre à l'espagnol. Ce n'est pas un mal..
Mais finalement, le gars à une place pour demain. Une annulation en l'espace d'une demi heure.. je ne chercher pas à comprendre.
Maintenant hotel! Hors de question de faire une deuxieme nuit blanche dans une gare routiére.
A priori, il y a plein d'herbegement dans le quartier.
Seulement avec ce sac! Qu'est ce que je suis mal equipé! Mon duvet est trop gros et on ne prend pas tout l'equipement de camping quand on voyage seul, à plusieur on reparti le poids..
D'ailleur, je suis sur que c'est en parti la cause de mes ratés de bus: je ne peux pas rester 30 minutes debout pour verifier les quais. Donc j'attends à un endroit strategique! Qui s'avere peut etre pas si strategique que ça...
La blague! J'enchaine les hotels et tout est complet.
Ca tourne au ridicule et je commence à en rire.
Je me motive: Chiche que si il ne reste qu'un lit de libre à Cordoba, je le trouve!
Apres avoir bien "joué" et sonné à la porte de 19 hotels (de l'auberge au 3 etoiles), je me resigne. Il est 2h, on est en plein weekend pascal, le seul lit restant se trouve dans la gare routiére..
Bonne nuit à tous, je penserai bien à vous depuis mon banc...

Encore une nuit dans un terminal. Raz le bol...
Posted by flavienc 23.03.2008 02:17 Archived in Argentina





