A Travellerspoint blog

Les camps d'altitudes

sunny -13 °C

Mercredi 13 fevrier
Camp de base (4300m) - Camp 1 Canada (4900m)

Nous n'avons pas tres bien dormi. Papa s'est beaucoup reveillé et moi j'ai revé d'accident de montagne...
C'est le depart du camp de base qui a du nous travailler...

Et nous ne sommes pas les seuls; Roger n'a pas fermé l'oeil de la nuit n'arrivant pas à respirer. Opressé, il préfére redescendre.
Ca me sape le moral. Comment aprés 3 nuits au camp de base, l'altitude lui joue des tours à la 4eme?
Si ça arrive à Roger aujourd'hui ça peut arriver à n'importe qui demain...
Nous avions un bon groupe, c'est domage que Roger nous quitte.
Sur les 19 personnes partis avec Inka le meme jour, nous ne sommes plus que 13.

Le 2eme guide à rejoint l'équipe. Léandro, qui parle un peu le français est arrivé hier soir et a fait en une journée Mendoza-Plaza des mulas. Il doit etre sur les genous...

Pesée des sacs: 19kg pour papa et Daniel et 20kg pour Bruno et moi. Ce n'est pas possible, on ne va jamais y arriver!

Et puis finalement, avec un rythme lent et regulier nous arrivons tous à camp Canada.
Nos tentes sont montées et nous nous y glissons pour faire la sieste.

Apres 30 minutes, Léandro secoue notre tente. "Gouté"
Il faut boire et manger en altitude mais c'est dur de venir à bout de la vache qui rit géante, des biscuits et du demi saucisson!

Il a fait chaud ces derniers jours et l'on peut chercher l'eau dans un petit ruisseau glacé qui dévalle la montagne. L'eau est trouble mais il parrait qu'elle est bonne...

Après 2h passés dans leur tente avec les réchauds, il en ressort une purée avec tomate et steak! Inimaginable à 5000m...
Le soleil est revenu et nous offre un magnifique couché de soleil. Nous allons passer la nuit plus haut que le mont Blanc.
Quelle chance d'etre ici.

La nuit va etre fraiche et la journée difficile demain.
C'est le fourire avec papa dans la tente. On a nos habitudes maintenant et notre petit espace clos nous donne l'impression de jouer à dinette.

SSC_6247.jpg

SSC_6244.jpg
Emiliano et Léandro en pleine cuisine

SSC_6248.jpg
Le camp 1 Canada

auto_pano_..jpeg_12.jpg
Vue du camp 1 Canada

Jeudi 14 fevrier
Camp 1 Canada (4900m) - Camp 2 Nido de Condores (5400m)

Quel poids, je n'en peux plus!
Les 22 kilos que j'ai sur le dos sont bien de trop pour moi. Heureusement que nous avons fait appel á un porteur pour les 35 kilos de nourriture. C'etait impensable de rajouter 9 kilos chacun dans nos sacs.
Mon sac me casse le dos et cisaille les épaules. Je n'arrive pas á suivre le rythme et reste á la traine. Papa m'accompagne.

La marche n'est plus que mécanique, j'ai la tete baissée et regarde mes pieds. Je perds tout contact avec ce qui se passe autour de moi, ne vois plus le paysage changer avec l'altitude, la seule chose qui compte ce sont mes pas. Tous les 10 pas je repose le poids de mon sac en posant mes épaules sur mes batons.
Si seulement j'avais de la musique. Mais je garde les 5h de batterie de mon ipod pour le sommet. (je ne devrais peut etre pas, il y a tellement j'y arrive)

Que c'est dur...

Papa et moi nous posons pour boire, nous sommes á 5300m, c'est á cette altitude que maman s'est arretée au Kili. Nous avons beaucoup moins de force que l'annee derniere á la meme altitude. Il faut dire qu'on á 10kg de plus sur le dos... Quel courage avait eu maman. Je suis sur qu'elle pense á nous.

Le col arrive, plus que 100m de dénivelé, 1 petite heure...

Apres les forces ce sont les nerfs qui commence á me lácher. Les pensées se mélangent, trop de choses me passent par l'esprit.
Je pense á mes grands parents, mes soeurs, mes potes..
Il faut qu'on arrive. Ma seule force á toujours été le moral, si il me fait defaut ici, je n'arriverai jamais au sommet.

Mais voici les premieres tentes et avec le col un tout nouveau panorama avec ses vallees, ses glaciers et ses sommets eneigés. A moitié dans les nuages on peut appercevoir le Mercedario (6720m et 6eme sommet d'amérique)

La montagne nous met á bout mais elle sait nous récompenser!

Le camp á 5400m relativement étalé est en cuvette, au debut des expeditions il etait frequent d'y voir des condors nicher, maintenant c'est extremment rare. C'est de lá que vient le nom Nido de condores.

Je me cole á la corvée d'eau avec Léandro. Mais cette fois ci, il faut grimper sur un névé pour rammener un enorme sac de neige. Ca sera dans 30 min notre thé qui accompagnera notre demi saucisson...

J'ai mal au crane, normal á cette altitude.
Apres un aspirine, ca á l'air de passer. Par contre le mal de téte de Daniel á l'air plus serieux.
Que faire, nous avons 2 jours extra. En prendre un et rester demain au camp 2 pour s'acclimater ou on file au camp 3 et attendons pret á gravir le sommet dés que la météo le permet?
Avoir qu'un seul jour au dernier camp est assez risqué d'un point de vue météo mais on ne veut pas que Daniel traine son mal de tete jusqu'au sommet alors qu'un jour ici suffirait á le faire passer.

Emiliano prend notre taux d'O2. Je n'ai plus que 70%!! c'est limite pour continuer, mais comme je me sent bien, Emiliano me laisse decider. Apres tout ce n'est qu'un chiffre. Mais tout de meme, j'avais le meilleur taux il y a 2 jours et me voila avec le plus mauvais, en perdant 20 point!!!

J'ai les doigts froids et cela inquiete Emiliano. Il ne faudrait pas qu'on perdre quelque chose la haut.
Papa est meme pire que moi, il a mis 1 heure á rechauffer ses pieds ce matin.
C'est parcequ'on ne boirait pas assez...

On decide collectivement de partir au dernier camp demain. Il faut en finir avant que la montagne ne nous casse completement...

SSC_6254.jpg
Vu depuis Nido de condores (Mercedario en arriere plan)

SSC_6253.jpg

SSC_6252.jpg
Camp 2 Nido de condores

Vendredi 15 fevrier
Camp 2 Nido de Condores (5400m) - Camp 3 Cholera (5970m)

Quelle nuit!!
Nous n'avons pas beaucoup dormi. Le vent s'acharne sur notre tente et fait tomber des cristaux de givre á chaque bourrasque.
Il fait -8 °C á l'interieur, j'ai denouveau mal á la tete.

-13 °C dehors. On prend le petit dej avec nos mouffles.

En plus des 15 kilos de nourriture que le porteu va monter á Cholera nous rajoutons nos sacs de couchages.
Je pars avec 17 kilos sur le dos. Que c'est appreciable.}

Nous prenons de la hauteur et c'est toute la cordillere qui se decouvre.
Papa á tres froid et meme avec les chaufferettes il a du mal á se rechauffer.
Le rythme est lent mais impeccable pour moi. Je n'ai meme plus mal à la tete.

Papa á l'impression de ne pas avoir d'energie. Il faut dire qu'on arrive au dernier camp á 5970m. On va passer la nuit plus haut que le Kili!

Les pates nous sont servis dans notre tente tellement il fait froid et c'est Emiliano qui se deplace pour prendre notre taux d'oxygene. 77 pour moi et 83 pour papa. C'est excellent. Esperons que ca aide demain.

Petit briefing d'Emiliano concernant demain et dodo.
La nuit va étre courte et nous esperons dormir un peu malgres le froid, le vent et le stress de la journee de demain...

SSC_6257.jpg
Vers Camp 3 Cholera

SSC_6255.jpg

SSC_6258.jpg
Room service?

SSC_6259.jpg

PLUS DE PHOTOS ICI

Posted by flavienc 00:14 Archived in Argentina Comments (0)

Acclimatation

sunny -9 °C

Jeudi 7 fevrier
Penitentes (2599m) - Confluencia (3300m)

11h, nous rendons les clefs de notre hotel bien situé sur la nationale Chilie- Argentine
1h apres nous enregistrons à l'entrée du parc à Horcones (2848m)
Nous sommes dans nos chaussures et l'aventure commence. On part à trois rejoinde Confluencia (3300m) à 3h de marche.

On arrive à Confluencia à 15h15 et sommes accueillis dans l'espace Inka du camp: Des tentes à bonne hauteur pour manger, une pour la cuisisne et une pour le dortoir collectif avec 12 lits superposés, 2 toilettes. Bref une organisation de luxe à cette altitude.
Emiliano nous donne le programme de demain et les quelques régles du camp:
100$ d'amende si on est surpris à ne pas utiliser les toilettes et autant si on ne ramene pas notre sac plastique numéroté pour nos poubelles en fin de circuit.
Draconnien mais ça à du bon puisque le camp est le de ce qu'on a vu du parc est impeccable.

Nous nous installons dans la tente collective puis nous nous retrouvons tous pour la visite medicale.
A priori tout va bien, mais Daniel et moi devons réduire notre concommation de sel, notre tension étant limite.
.......... Tension .. % O2
Papa ....11/8 ....... 91%
Daniel . 14/9 ....... 88%
Moi ..... 14/8 ....... 94%

Il tombe un mélange neige/pluie et nous apprecions le repas chaud. Qui plus est, est au delas de nos attentes puisque ce soir c'est pizza et on a meme le droit à une bouteille de vin argentin!

SSC_6203.jpg
C'est bon papa, ton taux d'oxygene est bon.

SSC_6204.jpg
Le camp à Plaza Francia

Vendredi 8 fevrier
Confluencia (3300m) - Plaza Francia (4000m) - Confluencia (3300m)

Levé 8h.
Il a fait froid cette nuit (-3 °C) mais nos gros duvets ont l'air de faire l'affaire. Esperons qu'ils soient aussi efficace à 5900m...

Aujourd'hui journée d'acclimatation. Nous quittons le camp à 10h pour une marche de 7h jusqu'à Plaza Francia.
Cette ballade jusqu'à 4000m dévoile la face sud de l'Aconcagua. Des nuages empechent de la voir dans son ensemble mais nous donne une idée de la demense qu'on eut le groupe de Francais qui ont vaincu cette face sud.

La luminosité est exceptionelle et les couleurs de la roche ocre, verte, rouge sont on ne peut plus photogenique. Il ne manque que le vol d'un condor...
Nous sommes au coeur d'un vrai massif montagneux, rien à voir avec le Kilimandjaro!

En plus du sommeil, l'acclimatation c'est boire beaucoup. 4 à 5 litre par jour.
Nous sommes tous partis avec nos 3 litres mais papa rechigne à boire. C'est vrai que c'est pénible de devoir s'arreter toutes les demi-heure contre un rocher...

Au retour, Emiliano me refroidi. 2 Personnes d'un autre groupe Inka n'ont pas pu partir ce matin vers Plaza des mulas avec leur groupe. Ils avaient trop de tension et le docteur leur à demander de rester une journée à cette altitude. Ce soir, ila avaient toujours 17 & 18 et ne pourront probablement pas partir demain. Le trek s'arretera peut etre ici pour eux!
En effet, la tension monte avec l'altitude et ils ne laissent pas partir quelqu'un de Confluence avec plus de 15 de tension.
Hier Daniel et moi étions à 14...
Je ne touche plus au sel!

SSC_6212.jpg
En route vers plaza Francia

SSC_6213.jpg

SSC_5862.jpg
La face sud de l'Aconcagua. Monstrueux!

Samedi 9 fevrier
Confluencia (3300m) - Plaza des Mulas/Camp de base (4300m)

22h30, Quel vent!!!
Papa à l'air de dormir mais pas moyen de fermer l'oeil pour moi.
Nous sommes au camp de base à 4300m et la longue journée de marche pour arriver ici ne suffi pas à me faire dormir. Chaque bourrasque manque d'emmener la tente et je n'ai pas confiance en les quelques pierres qui maintiennent les coins.

Nous avons quitté Confluencia à 9h ce matin sous un ciel magnifique, pret pour l'etape la plus difficile apres le sommet: 26km et 1400m de denivelé cummulé.
Le paysage est magnifique. Après quelques denivelés nous atteignons une longue et plate vallée bordée de sommet vertigineux.
Apres la pause du midi nous prenons le chemin sur les morraines surplombant l'Horcones superior.
On commence seulement à prendre du deniveler et la fatigue se fait sentir.
Le dernier mur est difficile malgres le rythme lent et l'Ipod aide à avancer. C'est dans le froid et le vent que nous découvrons le camp de base.

Apres une collation il nous faut braver un vent de 50 km/h et -7 °C pour monter nos tentes.
Des north face jaunes que l'on voit dans tant de photo d'expe.
Nous sommes tous gelés et j'ai peine à croire que quelques pierres enlaçant les tendeurs suffiront à maintenir la tente au sol.

Apres un repas chaud bien apprécié dans la tente commune nous regagnons nos quartiers.
Je me fraye un chemin entre les affaires de papa et nous nous blottissons dans nos duvets.
Dehors, le vent souffle des raffales qui secouent la tente. La nuit va etre dure...

SSC_6217.jpg
La looongue vallée de l'Horcones superior

SSC_6220.jpg
Les sommets autour de nous (les pyramides). Ca souffle la haut...

SSC_6218.jpg

SSC_6215.jpg

Auto_pano_.._02515_.jpg
Panoramique de la vallée menant au camp de base

SSC_6224.jpg
Le camp de base sous le vent

Dimanche 10 fevrier
Repos à Plaza des Mulas/Camp de base (4300m)

Il fait -5 °C et toute la tente et nos affaires sont recouvertes de glace. Notre respiration s'est condencée en cristaux..
Mais je ne tiens plus. Je sors de mon chaud duvet en caleçon et m'habille vite fait pour braver le -12 °C de dehors pour vider ma vessie. Ils sont sympa avec leurs 4-5 litres d'eau par jour mais la nuit c'est extremment difficile. Si j'avais su j'aurais ammener une bouteille a gros goulot comme indique sur la liste de materiel!

Nous prenons le petit dej dans une tente á -9 °C
Je discutte avec un allemand qui est descendu de Nido de Condores (camp 2) hier soir. Sur 6 de son groupe 1 seul est encore lá haut. 2 ont du etre redescendu par helico pour embolie pulmonaire! Apres la nuit á -25 °C il a préféré redescendre...

Et bien, déjá je n'avais pas trop le moral avec ce froid mais lá...
J'espere que cette journée de repos/acclimatation va me redonner du courage pour les 3 camps á venir..

12h. 2éme visite medicale.
Je trouvais ca amusant mais d'entendre bon nombre de groupe amaigri á cause de mauvais resultat ne m'inspire pas...
J'étais á 14 de tension il y a 3 jours, il ne faudrait pas que je depasse 15 sinon l'aventure s'arretera pour moi.. A ca s'ajoute les pulsation qu'Emiliano á pris hier soir: mes 123 ne sont pas de bonne augure.

Ouf. Tout est ok pour toute l'équipe.
Ma tension et mon rythme cardiaque sont redescendus.
.......... Tension .. % O2 . pulsation
Papa ....12/9 ....... 86% ....... 91
Daniel . 14/9 ....... 82% ....... 99
Moi ..... 12/8 ....... 82% ....... 92

Les groupes seront encore bloqués aujourd'hui dans les camps les camps d'altitudes á cause du vent mais ici nous n'avons rien du tout et avec le soleil je regarde ce camp de base avec un autre regard.
C'est un vrai village ici, entre 200 et 300 personnes. Chaque compagnie a son quartier et les individuels se dispersent un peu partout.
On y trouve de tout; internet (1E/min), telephone, on peut y acheter eau, coca, vin, champagne, ou manger un burger, prendre les services d'un porteur...
Un mini heolienne chauffe de l'eau pour une douche, une 10n de sanitaire sont repartis en bordure du camp.
Mais ce qui est le plus marquant, c'est l'effervescence; Les permanents qui s'activent aux cuisines, á l'infirmerie, les arrivées de Confluence et les descentes de personnes souriantes oú non du sommet. Sans compter les allers et venues des mules et les quelques vols d'helico (qui eux ne sont pas bons signes)

A midi, nous dejeunons avec un americain qui arrivé hier au camp de base redescend. Il a un probleme au coeur...
On discutte montagne et il a fait le Denali. Enfin il l'a tenté.. Il n'est pas beaucoup plus haut que le Kili mais est en Alaska et couvert de glace, il est indispensable de connaitre le sauvetage en crevasse. De plus les 28kg de materiel ne doivent pas aider. Finalement le Denali ne sera peut etre pas le prochain sur la liste...

Apres midi plus tranquille dans le camp, un vrai plaisir avec le soleil.

Au repas Emiliano nous briffe sur les jours á venir et les risques encouru en haute montagne: "Le sommet ne sera reussi que si on en revient sain et sauf!"

SSC_6229.jpg
On trouve de tout ici!

SSC_6223.jpg
Les allers et venues des mules

SSC_5860.jpg
Le camp de base "Plaza des Mulas" a 4300m

SSC_5865.jpg
Ces fameuses tentes north face

Auto_pano_.._02611_.jpg
360 du camp de base

Lundi 11 fevrier
Camp de base (4300m) - Camp Canada (4900m) - Camp de base (4300m)

J'ai un peu mieux dormi cette nuit. Je ne sais as si c'est la temperature plus douce (-1 °C interieur et -5 °C dehors), avoir bu moins de thé avant de me coucher ou tout simplement l'acclimatation..

Rendez vous sous la tente collective pour repartir les 90 kilos de nourriture à monter au camp 1 - Canada (4900m)
Cela sert l'acclimatation mais surtour à ne pas avoir à porter 27 kilos (affaire perso + nourriture) dans 2 jours quand on montera de façon permanente à Canada.
C'est l'occasion d'essayer nos coques (chausson thermiques completement impermeables mais rigides). Pas tres confortables mais indispensables pour resister au froid et marcher sur glacier en y ajoutant desw crampons.

C'est donc avec des pieds bien lourds et un sac de 20 kilos que nous nous elevons au dessus du camp de base.
La vue est magnifique et on prend toute la dimension du camp. Un vrai village! Emiliano nous fait remarquer qu'en fait le camp est installé sur une morraine du glacier. La langue principale, blanche fluctue en fonction des saisons meme si elle a reculer de 500m en 5 nas. Quand à notre morraine, le glacier etant alimenté de moins en moins, ne bouge quasiment plus.

Les 4h de marche pour atteindre Canada sont extenuantes. Cette charge sur le dos oblige papa et moi à nous arreter frequement.
C'est impossible de porter au dela de Canada affaire perso et nourriture. On fera appel à un porteur..
Nous laisson notre charge dans de grands sacs plastiques et redescendons.
Le dos est soulagé mais les jambes fatigués. Nous somme quand meme monté a une altitude superieure au Mont Blanc.
Malgrès la creme solaire j'ai pris le soleil, je me suis fais avoir avec la neige. Il faudra en mettre plus regulierement à l'avenir.

Petite sieste, douche pour papa et prise du niveau d'oxygène quotidienne au moment du repas.
Daniel est à 82, papa 86 et moi à 95%. Pourtant cette apres midi c'est Daniel qui était le plus à l'aise!

Emiliano nous donne les prévisions météo pour la semaine.
La temperature au sommet peut aller de -18 °C à -36 °C d'un jour à l'autre.
Esperons que le temps sera avec nous..

SSC_6231.jpg
Repartition des 90 kilos de nourriture

SSC_5861.jpg
En route vers le camp 1 Canada

SSC_6232.jpg
Le camp de base vue du haut

SSC_6235.jpg
La vallée et le Cuerno

Mardi 12 fevrier
Repos à Plaza des Mulas/Camp de base (4300m)

Nous dormons de mieu en mieu.
Ce matin essaie des crampons. Nous nous rendons sur la langue glacière et chaussons nos crampons au dessus des coques.
C'est un peu surprenant au debut mais on prend vite de l'assurance.
Apres quelques photos au milieu des penitents il faut rentrer.
J'ai vraiment apprécié, il faut que je fasse de la rando glacière un de ces 4.

L'apres midi se passe paisiblement. Je demarre Annapurna - Premier 8000 d'Herzog, prepare mon sac pour les 5 jours en haute montagne et envoie un petit email (30 minutes -> 30$, ca fait tres cher le mot!)

Dernière nuit au camp de base; demain c'est le debut des choses serieuses...

SSC_5890.jpg

SSC_6240.jpg
Emiliano notre guide

SSC_5891.jpg
Essayage des crampons sur la langue glaciare au milieu des penitents.

SSC_5864.jpg

SSC_6230.jpg
Il n'y a pas dire, c'est beau!

PLUS DE PHOTOS ICI

Posted by flavienc 06:07 Archived in Argentina Comments (0)

# Vers une solution?

sunny 31 °C

Après 3 nuits sur le marbre de l'aeroport de Madrid, Papa et Daniel on enfin un vol mais par Bueno Aires.
Ils arrivent demain matin (mercredi) à 8h.
Tout semble enfin s'arranger, reste plus qu'à esperer qu'ils aient leurs baggages et que la nuit d'hotel à Bueno Aires sera suffisante pour les remettre en forme (papa avait l'air de dire que ça irait).

Le reste du groupe est parti ce matin, si nous partons demain (tout depend de leur forme physique) nous pourrons les rattraper.

Plus de detail en rentrant du trek, c'est un peu speed. Mais si vous n'avez pas de nouvelles pendant 2 semaines, c'est une bonne nouvelle, c'est que nous sommes sur l'Aconcagua.

SSC_5477.jpg

Posted by flavienc 12:52 Archived in Argentina Comments (0)

Les problemes continuent...

sunny 28 °C

Atterissage dans 2h, je n'ai pas bien dormi et j'ai toujours l'estomac noué. Comment ca va s'arranger?
Il faut que je soit efficace:
- Qu'est ce que je fais; j'attends à Santiago ou je prends ma correspondance pour Mendoza?
Apres reflexion, je dois me rendre à Mendoza, Ca ne sert a rien de les attendre à Santiago; en changeant leur vol pour Santiago, ils modifieront aussi le billet pour Mendoza.
Ensuite je serai beaucoup plus utile à Mendoza avec l'agent de trek on line pour communiquer et decaler/reorganiser le Trek.
- Comment communique avec eux?
Le portable de papa à l'air de marcher, je dois donc pouvoir le joindre. Si il ne repond pas, c'est qu'ils sont dans un avion. Dans ce cas il a du mettre en courant maman.
- Que faire si ils n'ont pas reussi à changer leurs billets avec Iberia?
Il faut probablement attendre lundi pour appeler Trek on line à Paris mais j'en saurai peut etre plus de mon coté avec le guide à Mendoza.

Beaucoup de questions me viennent à la tete. La seule que je refuse de me poser: Et si ils ne peuvent pas rejoindre Mendoza...

Je suis vraiment un gros nul...

Santiago de Chile
Ca continue... mon telephone ne capte pas et mon vol pour Mendoza est parti (forcement avec 1h45 de retard...)
Comment joindre papa? Les cabines telephoniques n'acceptent pas les cartes bancaires et il n'y a pas de distributeur pour retirer du liquide. trop trop cool...
Je retourne au guichet des correspondances. Ils me donnent une carte telephonique et un ticket pour un sandwich (tres chétif...) Douche, internet et vrai repas sont payant. J'hesite mais je ne vais pas me faire un lounge alors que papa et Daniel sont depuis 18h dans l'aeroport de Madrid..

La carte ne marche pas.
Je demande à mon voisin de cabine. Il est chilien mais parle un peu anglais. Ma carte ne fonctionne que pour le Chilie... Mais le gars est trop sympa, il me donne la sienne qui est internationale.

J'arrive à avoir maman; papa a reussi à la joindre mais il n'avait toujours pas de vol.
Ils sont sur liste d'attente pour ce soir. Sinon ca sera demain ou apres demain. Quelle galere..

SSC_5475.jpg
Survol de la cordillere. Enfin la voila!

Arrivee a Mendoza
Dans la file d'attente pour le visa on commence à voir chaussures et sac de rando; Ca sent la montagne, on ne vient pas ici pour de la plage! Dommage qu'il manque les sacs de Daniel et Papa.

Biensur, ca n'a pas loupé. Personne ne m'attend...
Je trouve un distributeur, fais de la monnaie et appele trek on line. Personne ne repond..
Je vais devoir me rendre à l'hotel par moi meme mais c'est papa qui a le voucher de l'hotel avec l'adresse et le numero de telephone..
J'appele papa et ensuite l'hotel qui envoit quelqu'un me chercher.
Mon taxi me fait une visite de la ville mais je ne comprends rien. Il va falloir que je me mette serieusement à l'espagnol!

A l'hotel, je fais connaissance de Bruno et Roger qui doivent faire le trek avec nous.
Emiliano, notre guide, et là aussi et nous devons partir immediatement pour diner. Ma douche attendra...

Emiliano ne parle pas un mot de français et Roger et Bruno pas un mot d'anglais ni de d'espagnol.
Ainsi, Emiliano a eu la riche idée d'ammener sa ravissante soeur (qui maitrise 4 langues) pour aider à la traduction ce soir.
Pour un peu, je nierais bien que je parle anglais pour que Rudy nous accompagne jusqu'au sommet de l'Aconcagua..
Helas il faut resoudre le probleme des avions et ça sera plus efficace si je m'explique directement avec Emiliano.

1er surprise:
Trek on line n'a personne à Mendoza. Ils soutraitent l'expedition à Inka une agence locale.
Il ne peut donc pas faire grand chose pour obtenir 2 places dans le vol de ce soir à Madrid.

Par contre, ce qui me console un peu: le groupe ne partira pas demain car les baggages de Bruno et Roger sont entre Santiago et Mendoza.
Tout est donc encore faisable; si papa et Daniel ont leur vol cette nuit, ils arriveront en meme temps que les baggages manquantes.
Reste plus qu'à esperer qu'ils aient une place dans l'avion à Madrid ce soir..

Emiliano nous redépose à l'hotel à la fin du diner et nous donne rendez vous demain à 15h pour verifier notre equipement.

Je me jete sur l'ordinateur de l'hotel et ouvre l'email de maman.

L'avion est plein, Jean Paul et Daniel n'ont pas le vol de ce soir...

Posted by flavienc 00:19 Archived in Chile Comments (1)

Fils indigne!

sunny 9 °C

Nous voila à l'aeroport d'Orly. Pas de queue à l'enregistrement.
Nous serons ensemble jusqu'à Madrid mais l'hotesse ne peut rien faire pour le vol Madrid-Santiago. Trek on line a reservé nos places et comme l'avion est plein on ne peut rien changer. "vous ne serez pas à coté mais à une rangée l'un de l'autre"
Pas de probleme, de toutes facons on est creuvé.

On va recuperer mes taxes aux douanes et... Blings!
En enlevant son sac à dos, papa fait tomber son Nikon qui était en bandouillere. Le filtre est explosé mais l'objectif à l'air d'avoir tenu le coup. L'embarquement à démarré, on regardera plus en detail plus tard.

Arrivée à Madrid.
Je regarde mon billet, notre prochain vol est à 23h55 mais il a du retard. Ce ne sont pas 2h mais 3h d'attente qu'on va avoir.. On remarque qu'Iberia a aussi un vol à 00h10; C'est curieux, ils nous semblaient qu'on partait à 00h10!! Les places ont été reservées par Trek on line, ils ont probablement changé notre vol avec celui 15min avant pour avoir plus de temps à Santiago (et oui il y a encore un vol avant d'arriver à Mendoza; lieu de depart de l'expedition).
Seulement, maintenant c'est con, avec l'heure de retard on risque de rater notre correspondance.

On s'installe donc pour patienter 3h. Papa diagnostique son appareil..
En plus du filtre explosé, l'objectif ne fait plus la mise au point à longue focale. Il doit y avoir un point dur en mode télé qui bloque.
Papa ne dit rien mais je sais qu'il est ennervé et vexé. La photo c'est sa passion et voyager sans appareil c'est comme une manger une tarte aux fraises sans fraises... Je peux toujours lui passer le mien, il fera de plus belles photos que moi.

Des hotesses passent dans le hall.
L'avion est surbooké et elles proposent 600$ pour qui veut reporter son vol à demain (et meme 1200$ pour 2 jours).
C'est dommage d'etre pressé par le temps, on aurait bien accepté!

Il commence à y avoir de l'effervescence pret de la porte d'embarquement.
On se met dans la file et on donne nos tickets; on va enfin decoler et pouvoir dormir un peu.
"Qu'est ce que ca veut dire ce n'est pas le bon vol!!!??"
Apparemment papa et Daniel etaient sur le vol de 00h10.
Ce n'est pas possible! on a reservé ensemble et à Paris on nous a clairement dit qu'on serait sur le meme vol!
Pourtant rien à faire, on à beau argumenter, raler, negocier, ce n'est pas leur vols. C'est clairement noté les billets (mais on avait regardé que le mien), le vol est plein et ils ont meme indemnisé des passagés pour prendre le vol de demain et apres demain. Daniel et papa ne monteront pas dans cet avion...

"Puis-je rester avec eux et prendre celui de demain? Vous avez du surbooking!" Helas ils ont dejà renvoyé du monde, ils ne vont pas voyager maintenant avec un siege vide. Sois je monte sois je pers mon vol!

Papa et Daniel courent au contoir d'Iberia. Qu'est ce que je fais? Je ne peux pas partir sans savoir comment ils vont rejoindre Santiago!
Ils reviennent. Ils sont tombés sur un connard. Ils ont raté leur vol tant pis. Ils doivent racheter un billet!
Au meme moment, la fille de l'embarquement revient nous voir et me propose de partir demain. Quelqun est interressé pour partir ce soir donc il prend ma place. On reste donc à 3, je prends le vol de 23h55 demain et on a une journee pour toruver 2 billets pour le vol de 00h10. En plus on a un hotel 4 etoiles et dedommagement de 200 Euros. C'est toujours ca de pris si on doit racheter 2 billets...

Mais quelle co%&$s#e la fille qui nous a enregistré! Et trek on line vont nous entendre. Ils ont interet à trouver une solution pour papa et Daniel.

Et soudain, c'est la merde! Ils viennent de compter dans l'avion et il reste une place de libre...
Il faut partir maintenant!
Ce n'est pas possible, je ne peux pas les laisser à 2 sans hotel, sans solution pour rejoindre Mendoza!
Mais si je reste et qu'ils prennent l'avion demain et moi je dois attendre 2 jours à cause du surbooking?
Je saute donc dans l'avion...

Je n'ai jamais été aussi mal dans un avion. Mon estomac est completement noué.
J'ai pris la mauvaise decision.
On ne laisse pas son père et son oncle derriere soi.
On ne laisse pas sa famille qui parle peu d'anglais dans un aeroport alors qu'il va falloir argumenter pour ne pas à repayer le billet d'avion!
J'aurais au moins pu laisser partir papa et rester avec Daniel. On a le meme nom, ça n'aurait peut etre pas posé de probleme pour qu'il prenne ma place.
J'en suis malade.

Quoi! j'hallucine! C'est quoi ces 3 places vide à coté de moi? Et les 5 rangés au milieu de l'avion? On se fou de nous?
On m'explique: les 3 places sont pour l'équipage et les rangés doivent rester vide (les 40 personnes en surbooking) car la porte centrale est bloquée...

Je n'arrive ni à manger ni à dormir.
Ou allez vous dormir? Comment ca va s'arranger?

Prends soin de ton père m'a dit maman...

J'ai honte...

Posted by flavienc 20:00 Archived in Spain Comments (0)

(Entries 21 - 25 of 28) « Page 1 2 3 4 [5] 6 »