A Travellerspoint blog

# Cuzco et les ruines Incas

Ou Indiana Jones et le temple perdu

sunny 23 °C
View 5 mois sur la cordillère & 5 mois sur la cordillère - previsionnel on flavienc's travel map.

Mardi 29 avril
Cuzco - ?

Bonjour à tous,
Je suis au terminal de bus de Cuzco. Non que je viens d'arriver dans l'ancienne capitale Inca mais je pars.
Pourquoi si vite me direz vous si je ne suis arrivé qu'hier?

Je prends un bus pour Abancay, une ville à 4h30 de route de Cuzco et dois me faire deposer en chemin à un croisement pour rejoindre le village de Cachora.
De là je dois pouvoir rejoindre en 2 jours de trek Choquequirau un site Inca.
Pourquoi ce site quand il y a le Machu Picchu accessible en train depuis Cuzco?
Tout simplement parceque ca ne me dit rien de me retrouver avec les 2500 touristes quotidients alors que je peux voir une site (certe moins grand) mais en pleine excavation et depourvu de toursite car accessible uniquement par la foret.

De là, si le poids de mon sac ne m'anneanti pas (je ne partage plus le poids avec Jo comme à Torres del Paine :-( ), je veux rejoindre le Machu Picchu qui est à 6 jours de marche par la foret.

Incontient?
Non, j'ai une bonne carte IGN, une boussole (merci Pedram), des pastilles pour purifier l'eau et 1kg de pate. Et a priori il y a qq randonneurs individuels qui fond ce circuit de temps à autre.

Du Machu Pichu, j'essayerai de redescendre par le nord, 12km sur voie ferré puis à travers une region un peu plus peuplé où j'ai recuperé une adresse par un basque d'une famille extra où il y a peut etre possibilité de passer qq jours et de les aider à recolter Café, Cocoa, tabac...

On vera, je pars un peu à l'inconnu et compte avancer ou me pauser des que le coeur m'en dit (au jusqu'a ce que je n'ai plus de pate...)

A moi l'aventure.. :o)
Je suis ravi

A dans 10-15 jours
Flavio

Posted by flavienc 05:39 Archived in Peru Comments (0)

# Old news

sunny 12 °C


  1. Vendredi 25 avril - Copacabana

Je ne sais pas si c'est d'avoir toujours mal au ventre ou le fait qu'il ne me reste exactement que 2 mois avant de prendre l'avion, mais ce n'est pas la grande forme.

Heureusement, la belle petite ville de Copacabana au bord du lac Titicaca est vraiment charmante et me remotive.
Je monte un chemin de croix sur une coline et prends plaisir à contempler le coucher de soleil sur la ville.
Ce sont ces petits moment que j'aime qui sont difficile à avoir quand on voyage en groupe.

Ville touristique, les restaux sont tres sympas. Mais ce soir, je trouve ça glauque d'etre seul. Mes potes sont en train d'enterrer la vie de garçon d'Henri et ça me saoul d'etre ici devant ma biere. Je me serais bien pris une bouteille de vin mais sans Jo...

SSC_0572.jpg
Isla del sol au milieu du lac Titicaca


  1. Jeudi 24 avril - La Paz

Et bien ça faisait 6 mois que je n'avais pas fait le tour de l'horloge! Ca fait du bien et je compte passer une journée relax à La Paz.

Tout d'abord, il faut que je lave mon linge. Seulement pas moyen de trouver une laverie dans le quartier.
J'ai l'impression qu'il n'y a que des rues à theme ici. Une rue de quincailler, une pour les legumes, un coin de rue ou tous les vendeurs de pain sont rassemblés, un autre pour la viande... C'est vraiment à l'encontre du commerce de proximité!
Et biensur la rue des lavanderia est à l'autre bout de la où je suis.

Une fois mon baluchon de linge largué, je fait graver mes photos pour les envoyer à papa. J'espere que ça va arriver comme ils le disent dans une semaine car je dois attendre la confirmation de reception pour pouvoir liberer mes cartes memoires.
J'attrape un salteña et vais renouer à la civilisation sur internet.
Le centre touristique de La Paz est un peu comme Lille quand on est etudiant; il est impossible de faire 50m sans croiser quelqu'un avec qui on a partagé un bus ou un hotel!
Christophe, (montagnard français rencontré au pied du Licancabur) est à La Paz, il part pour l'Illimani dans 2 jours. Si j'avais eu plus de temps, je l'aurais bien accompagné tout comme je serais bien allé voir la competition d'escalade ce weekend. Enfin...

Le Salteña ne passe pas (ca m'apprendra à manger dans la rue!). J'ai des douleurs dans le ventre et il faut vraiment que je me pousse pour aller boir une pot avec Tess.
Mais meme sans grande forme, je suis bien content de voir la partie basse de La Paz qui rassemble tout le centre d'affaire et les restaurants.

Posted by flavienc 05:39 Archived in Bolivia Comments (0)

La cordillera Real

Ou comment devenir accros à la montagne

sunny -7 °C
View 5 mois sur la cordillère & 5 mois sur la cordillère - previsionnel on flavienc's travel map.

Samedi 19 avril
La Paz - Campo alto Huayana Potosi 5130m

Rendez vous à l'agence. Je fais connaissance avec notre guide... Macario. Decidement, ca doit etre l'equivalent du Robert des Alpes!
Arrive mon compagnon d'ascension. Enfin MA compagnone. C'est Tessa, une belle blonde Australienne. Elle est à La Paz depuis 2 mois, elle doit etre donc habituée à l'altitude.

On s'arrete à El Alto, un quartier sur le plateau qui surplombe La Paz. La vue est magnifique sur la capitale et l'Illimani qui la domine.
J'achete 4L d'eau est quelques chocolats pour l'ascension.

Apres 2h de route, nous arrivons au camp de base à 4700m.
Il nous faudra 2h et demi pour rejoindre dans le brouillard le campo alto, un beau refuge de pierre à 5130m.

Le temps de poser les affaires et je vois Macario partir à l'assaut d'une pente avec des skis. Dommage qu'il chausse du 39..

Nous sommes 11 à tenter le sommet demain matin dont 2 allemands qui le font sans guide et logent en tente. Ils ont 100kg de materiel (c'est que ca pese les cordes et tout le matos d'escalade). Ca doit etre cool d'etre suffisament experimenté pour pouvoir faire un sommet tout seul...

SSC_9612.jpg
Vue de La paz depuis El Alto

SSC_9613.jpg
Voila le Huayna Potosi!

SSC_9614.jpg
En route vers le refuge dans la brume

SSC_9616.jpg
Le refuge d'altitude a 5130m

Dimanche 20 avril
Campo alto (5130m) - Sommet Huayana Potosi (6088m) - La Paz

00h30 levé. L'habitude et l'organisation sont là, je connais toutes mes poches. Mais cette fois ci je tente les 3 paires de chaussettes.

1h30, nous fixons les crampons et nous encordons, nous sommes les derniers à partir.
C'est la pleine lune, il n'y a pas un nuage donc pas besoin de frontale.
5m de corde nous séparent les uns des autres, c'est un vrai plaisir de marcher sur la neige.

4h, 1er passage technique: 100m à 45º derriere une creuvasse.
Je n'arrive pas à rechauffer mes mains et ca m'ennerve. Les sur-gands en goretex qu'ils m'ont preté sont trop petit et je n'arrive pas à les enfiler.
Macario ouvre la voie et on le suit. Pas de probleme, mais l'usage du piolet est necessaire.

Je n'en peux plus; Je craque une chaufferette et la glisse dans mes gands.
Et curieusement, ça marche! Domage que je n'ai pas accepté les restes de papa et Daniel, j'aurais pu en mettre dans mes chaussures..

Zut, je viens de réaliser que je n'ai plus mon bonnet. Fait chier, je viens de l'acheter et je ne l'ai porté que 4h...

Le rythme de la cordée est lent mais sans arret. Je fatigue!
(Il me faudrait un dictaphone, j'avais tellement de choses dans la téte et meme pris des resolutions sur le moment, mais j'ai tout oublié. Une fois au sommet j'oublie ces moments difficiles..)

On croise quelques cordées qui redescendent. Abandon ou ils reviennent du sommet?

5h30, nous sommes devant le mur de 200m à 60º qui nous mene au sommet.
Il nous faut de nouveau utiliser le piolet. C'est dur mais nous sommes si proche que nous sommes obligés de continuer. Macario donne le rythme, il suffit de suivre.

6h, nous assistons au leve de soleil au sommet, c'est grandiose!
Panaroma de fou, vu sur l'Illimani, le Sajama et le Parinacota. Macario me montre la Cabeza del condor; ca sera peut etre pour demain...
Il n'y a pas de vent, il ne fait pas froid, c'est le bonheur. Je resterais bien la journee á contempler le paysage.

Helas, il faut redescendre et Macario prepare la descente. Il enfonce une barre d'alu dans la neige et nous assurera de cette facon pour une longueur de corde. Ensuite il nous rejoint, reinstalle le point d'encrage et on continue ainsi de suite.

Quel plaisir de marcher dans la neige, ca a un coté féerique. Et c'est bien plus facile que la pierre ou les scories...
Sur le versant, il y a des traces de ski. Ca doit etre bien grisant de descendre tout ca en ski..

On s'offre une heure de sieste au camp d'altitude et il faut continuer la descente. Il n'y a plus personne ici á part le suedois qui etait avec nous au sommet. C'est que sur les 11 au depart d'hier, nous ne sommes que 3 á etre arrivés au sommet.

La Paz;
Et zut, l'agence chez qui j'avais mis une option m'a trouvé un partenaire de rando. Je ne peux me défiler puisqu'on benificie d'un prix preferenciel le fait d'etre deux. Si je me defausse (et perds mon accompte) j'oblige l'autre personne á rajouter 150$.
Je rechausse donc demain pour 4 jours de treking avec 2 sommets dont un technique.
Les 10h d'aujourd'hui m'ont bien fatigué et j'ai peur de ne pas etre á la hauteur pour les 2 sommets á venir.
J'espere que ca va aller, parceque je ne me sens bon à rien ce soir.

SSC_9624.jpg
Equipé au complet. Que ca fait plaisir de rechausser les crampons!

SSC_9630.jpg
La pente finale á 60°

CSC_9636.jpg
Quel bonheur

SSC_9654.jpg
Une cordee en pleine action

SSC_9653.jpg
Il n'y a pas á dire, ca vaut l'effort

SSC_9663.jpg
L'illimani, maitre des lieux

PLUS DE PHOTOS ICI

Lundi 21 avril
La Paz - Camp de base Condoriri (4630m)

Je suis content, je n'ai pas de courbature. Bon, La Paz a des rues biens pentues mais ne nous emballons pas on vera cet apres midi dans la montagne..

Cette fois ci ce n'est pas un Macario, nous partons avec Julio. Et oui, notre guide est le frere de Macario avec qui nous sommes partis hier, il ne pouvait pas donc pas s'appeler comme lui..
Je fais connaissance de Gregorio, un espagnol qui a fait pas mal de rando notemment dans le Baltoro au pied du K2 au Pakistan. (C'est rajouter dans ma liste)

2h de route et nous arrivons au petit village de Tuni. On decourvre la Cabeza del condor. Un vrai mur de glace! Par contre le Pequeño Alpamayo n'est pas visible.
On reparti le materiel; baudrier, casque et 2 piolets... et nous voila parti pour 3h de marche jusqu'au camp de base.

De plus pret, le sommet est encore plus impressionant. Si les conditions sont ok, Julio veut qu'on demarre par la cabeza. Il est plus haut et plus technique donc il faut vraiment avoir le temps avec nous.
On plante la tente (pour les 3 nuits, les 2 sommets se faisant du meme camp de base); ca me fait plaisir, ca fait tellement longtemps.

Et qui est ce qui arrive? Christiane et Adrian! 2 germanophones rencontrés lors de la traversée de Uyuni! C'est fou de retrouver des tetes connues au milieu de nul part!
Ils sont en tour avec Adolfo Andino pour un trek de 3 jours et ne sont pas content du tout. Le materiel et nul, les guides ont oublié les sardines pour les tentes et ils sont les seuls dans le groupe de 12 à ne pas etre israelien.
J'avais ete voir cette compagnie, et bien je suis bien content de ne pas les avoir choisi.

On prend le repas sous la grele et je prepare mes affaires pour demain.
Julio, secoue notre tente. " vous avez reglé vos crampons?" Et merde, je n'y avais pas pensé. Je ne suis pas encore au point...

SSC_9861.jpg
Voila le condor avec pour sommet central la Cabeza (la tete). Beau programme...

SSC_9859.jpg
Ca en fait du matos!

Mardi 22 avril
Cabeza del Condor (5648m)

1h reveil! Je commence à avoir pris le rythme...
Petit dej sous les etoiles, les conditions ont l'air d'etre bonnes. Et surprenament, je n'ai pas froid.

2h, on demarre le chemin d'approche. Une belle moraine, stable car toute gelée.
Mais au bout de 2h il faut attaquer la pente et un pierré comme je les aime... Mais je suis en forme et je n'ai pas froid. La cordillera real est protegé du vent par une autre chaine plus haute à la frontiere chilienne, ce qui doit expliqué pourquoi ils ont de meilleurs conditions que pour les sommets plus à l'ouest.
Par contre, Gregorio a l'air d'avoir du mal.

5100m, on chausse les crampons.
Couloir entre la roche avec un mixte caillou/glace. L'eclairage de la lune rend la chose grandiose.
C'est la premiere fois que je prends autant plaisir lors de l'ascension. (à la fois ça ne fait que 3h qu'on a démarré..)

On arrive au glacier. Nous sommes en debut de saison et celui ci est encore recourvert de neige.
Nous nous mettons en cordée et on me donne la derniere position.

Nous sommes au pied de la Cabeza. Ces 2h ont etaient un peu difficile mais Gregorio etant à bout nous avons marqué beaucoup de pauses.

Levé de soleil. J'ai l'impression de réver. Nous avons la falaise devant les yeux. Un long couloir puis la partie delicate: la crete. J'ai l'impression de vivre un Frizon Roche.
Il y en a pour 2h, on va franchir ça!

Gregorio veut arreter. C'est difficile de savoir comment reagir quand on ne connais pas qqun, mais je le pousse. Ca serait dommage qu'il s'arrete si pret du sommet.

On sort le 2eme piolet et on attaque les 100m à 70º du couloir.
La neige est bien gelée donc bien stable. Julio nous assure depuis la crete avec un pieu en alu.
Quel bonheur. Ce n'est pas aussi physique qu'avec Jo sur le glacier Grey, mais vu la distance, il nous faut nous arreter frequement.
Que je suis stupide! Je ne peux resister à prendre des photos et mon gand vient de tomber. Decidement, apres celui envolé au sommet de l'Aconcagua je vais commencer une collection de gands depareillès! Mais cette fois, on devrait pouvoir le recuperer en redescendant. Par contre, je vais avoir froid à la main droite. C'est tres con de ma part mais il y a tellement de photo à faire!

Je n'en reviens pas. Je suis assis sur la crete, une jambe de part et d'autre. Ce sont des images de film que je suis en train de vivre!

Il nous reste les 500m de crete pour atteindre le sommet. Partie plus facile qu'un couloir vous allez dire! C'est ce que je pensais aussi depuis le camp de base.
Mais la crete a la forme d'une vague à cause du vent; pentue coté ouest et verticale voir suspendue dans le vide coté est. Le tout faisant moins d'un metre de large pour une pente allant jusqu'a 70º, heureusement qu'il n'y a pas de vent parceque je ne ferais pas le malin.
Marcher en cordée n'est deffinitivement pas suffisant en terme de securité et nous avançons avec 2 pieux en alu. Un point d'encrage, Julio avance de 60m, enfonce un 2eme pieu, on enleve le notre et le rejoingnons. Ainsi de suite sur 250m.

J'aimerai trop que cette crete ne finisse pas. Je marche comme un funambule au bord d'un precipice de 300m, la vu sur la cordillere est magnifique. Je vis un reve!
C'est de loin le plus beau sommet que j'ai vu.

Arrivés au sommet, Greg me sert dans les bras. Il a vraiment fait preuve de courage pour arriver jusqu'ici.

Je resterais bien ici, je suis tellement bien.
Mais la descente va etre longue car il faut s'assurer de la meme maniere.
Je trouve ça beaucoup plus perieux mais les 4h de descente sont tout de meme tres appreciables, c'est tellement magnifique!

Gregorio me dit une fois en bas que si il avait ete seul il ne serait pas allé au bout. Il a continué pour moi, car nous n'aurions pu le laisser seul et il nous aurait fallu tous redescendre. Je lui suis tres reconnaissant car ça m'aurait bien frustrer de rebrousser chemain.
Par contre il ne veut pas partir demain. Il est ravi d'avoir ete au sommet de celui ci mais ne se sent pas l'energie pour repartir dans 12h.
J'ai beau insister qu'on fera la voie classique, il est trop creuvé.
Je serais donc seul avec Julio pour le Pequeño Alpamayo et on tentera la voie directe. Ca promet d'etre physique!
Il trouve que j'ai un bon rythme donc me propose de partir plus tard demain. Ca sera grasse mat, reveil à 2h...

SSC_9863.jpg
Levé de soleil au pied de la paroie

SSC_9867.jpg

SSC_9865.jpg
Levé de soleil sur le Huayna Potosi

SSC_9871.jpg
Le couloir d'acces à la crete

SSC_9879.jpg
J'ai l'impression de vivre un film de montagne!

SSC_9887.jpg
Macario assurant le passage

SSC_9892.jpg
Quel bonheur, sommet magnifique.

PLUS DE PHOTOS ICI

Mercredi 23 avril
Pequeño Alpamayo (5370m)

L'heure supplementaire de sommeil, ne fait pas de moi un homme frais. De plus se preparer dans la tente alors que mon voisin dort, ce n'est pas evident.
Qq biscuits et un the chaud et nous quittons le camp. La nuit est belle, il n'y a pas un nuage encore une fois.

Le glacier est bien plus proche que celui d'hier et apres 45min d'approche nous chaussons crampons et nous mettons en cordée.

Belle neige, Julio fait de beaux zigzags qui nous evites toutes les creuvasses. C'est impressionant comment il connait le glacier. Il est impossible de voir et de predire du bas les irregularités du glacier. Et lui nous trace une route parfaite sans jamais avoir besoin de redescendre, contourner ou rebrousser chemin.

A 5h15 nous atteignons le pico Tarija (5300m) et de la nous decouvrons le Pequeño, une belle piramide!
Julio m'explique notre voie, on va emprunter vraiment la directe!

30min plutard, nous voila en fasse du mur sur le bord d'une crevasse. Nous sortons le 2eme piolet et Julio se lance dans la pente. Il a du mal à passer la crevasse, il y a un bon metre de denivelé et en fasse la neige n'est pas assez dur pour prendre apuis. Il deblaye pour trouver de la glace, plante les piolets et passe à la force des bras.

Le jour n'est pas encore levé mais la lune eclaire suffisemment la pente pour prendre conscience du defi. Il y a 190m à 75º à gravir!
60m plus haut, Julio s'est fait une petite plateforme et a enfoncé un pieu. C'est à moi d'y aller. Plus grand que lui je peux poser le pied directement de l'autre coté de la crevasse et attaque la pente.
Les 60m sont fatiguants et il est necessaire de garder les 4 apuis. Sa plateforme est plus que petite, il y a à peine la place pour poser la moitier de mes coques!
Je prends le relais et assure Julio. Mais si celui ci tombe, il chute de 2 fois la longueur entre lui et moi. Je suis content de ne pas monter en tete..

Je rejoins Julio apres la 3eme longueur, le sommet ne devrait plus etre loin.
Et en effet, apres quelques coups de piolet me voici au sommet. J'ai les avant bras et les molets bien contractés, cette heure non stop de grimpe m'a bien fatigué. Mais quel plaisir d'etre au sommet et de voir le chemin parcouru!

Il n'est vraiment pas tard et je propose à Julio de rentrer cet apres midi à La Paz. Je ne suis pas fatigué et ca ne me derange pas de repartir de suite. Ca lui fait une journee de libre avec ca famille plustot que de trainer 24h de plus au camp de base. L'idee l'enchante mais je tiens à ce qu'il contacte Gregorio pour lui demander son avis.

Pour la descente nous empruntons la crete, c'est beaucoup plus sur que le mur.

Il n'est pas 11h et nous sommes de retour au camp. Gregorio a deja demonter la tente, nous nous faisons un bon repas et reprenons le chemin vers La Paz.

Je suis vraiment enchanté de ces 5 jours dans la cordillera Real. J'ai decouvert le plaisir et la beauté des sommets glaciers et je crois que je ne vais plus avoir envie de faire de la pierre..

SSC_9916.jpg
Devant le mur de 190m. Julio ouvre la voie.
Je n'ai pas de photo dans l'action. J'avais besoin de mes 4 appuis et je n'avais pas envie de reperdre un gand...

SSC_9920.jpg
Au sommet

SSC_9918.jpg
Les beaux piolets Black Diamond

SSC_9917.jpg
Encore une belle vue sur le Huayna Potosi et l'Illimani

SSC_9927.jpg
Le sommet (on percoit notre trace au milieu)

SSC_9928.jpg
Devant le Pequeño Alpamayo

SSC_9932.jpg
En redescendant au camp de base, la Cabeza del condor est ensoleillée

PLUS DE PHOTOS ICI

Posted by flavienc 15:01 Archived in Bolivia Comments (0)

Les villes coloniales boliviennes

sunny 20 °C
View 5 mois sur la cordillère on flavienc's travel map.

Mardi 15 avril - Sucre

Ho la nuit difficile! Les bus boliviens sont bien moins confortables que ceux argentins..
C'est le bus basic, avec des sieges qui ne s'inclinnent pas et surtout des fenetres non hermetiques... Alors à 3000m d'altitude la nuit, il fait froid...
De plus, avec les baggages sur le toit, je descends à chaque arret pour etre sur qu'on ne laisse pas mon sac sur le bord de la route!

Mais la ville vaut la nuit difficile. Sucre fait partie de mes villes coup de coeur.
Cette vieille ville coloniale aux multiples eglises, batiments blancs et places fleuries, n'est pas pour rien inscrite au patrimoine mondiale de l'Unesco.

De nombreuses ethnies d'indiens sont presentes dans la region et je profite pour visiter un musée sur l'artisanat locale. J'aurais bien acheté une belle tapisserie Tarabuco mais mon sac ne le suporterait pas. Ca sera pour une prochaine fois.

Petite annecdote de cette belle journee ensoleillée dans les rues de cette belle ville:
J'etais surpris quand en payant pour un coup de telephone on me rend 3.7 boliviano et un bonbon. Elle ne devait plus avoir de piece de 10 centavos a priori.
Mais quand j'achete de quoi grignoter dans un supermarché, je decouvre qu'il y a un compartiement avec des bonbons dans le tiroir caisse! Le bonbon fait donc parti de la monnaie locale...

SSC_9409.jpg
La belle ville de Sucre

SSC_9423.jpg
Nombreuses eglises

SSC_9413.jpg
Les belles rues aux batiments blancs

SSC_9420.jpg

SSC_9422.jpg
Beaucoup plus de vie dans les rues boliviennes qu'au Chili et en Argentine

SSC_9427.jpg
Le marché tres coloré

Mercredi 16 avril - Potosi

Potosi n'est pas uniquement connue pour etre la plus haute ville du monde (4060m) mais aussi pour etre inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco du au riche metal (l'argent) qui l'a rendu celebre.
Potosi a été crée en 1545 au pied du Cerro Rico (la riche montagne) suite à la decouverte du precieux minerai. A la fin du 18eme la ville, -pavée- d'argent, etait l'une des plus riche d'amerique du sud. Helas il a fallu que des millions d'indigenes travaillent dans d'horribles conditions pour extraire le precieux minerai.
Aujourd'hui l'argent est quasiment epuisé mais des miliers de mineurs travaillent encore dans la montagne pour extraire plomb, zinc et cuivre.

Il est possible de visiter les mines en activités. Mais rien n'est amenagé et il faut emprunter les couloirs vieux de 400 ans pour penetrer dans la mine.
Les galeries de 1 a 2 m de haut sont non ventilés (mon appareil photo a d'ailleurs pris de la poussiere comme jamais) et a 4000m d'altitude je ne comprends pas comment ils arrivent à travailler 10h non stop dans cet atmosphere.
Mis á part le casque et un treuil electrique, pas grand chose n'a changé depuis les conquistadors mais ce qui me revolte le plus ce sont les enfants de 10ans qui travaillent dans cette mine. Comment ce fait il qu'on laisse faire cela? Ils travaillent le matin dans les veines etroites pour se payer l'ecole l'apres midi.
C'est germinal de l'an 2000...

SSC_9435.jpg
La cerro Rico

SSC_9431.jpg
L'usine où ils sèparent les minerais. Rien à voir avec le projet d'usine de Nickel pour lequel je bossais à Brisbane

SSC_9440.jpg
Les galeries comme dans idiana Jones

SSC_9446.jpg
Tout se fait à la main!!!

SSC_9436.jpg
Le dechargement minerai

SSC_9449.jpg
Respect pour ces hommes!

SSC_9451.jpg

Jeudi 17 avril - La Paz

Je serai bien resté une journée de plus à Potosi mais il faut que j'avance; dans un mois je dois etre en Equateur pour retrouver Astrid.
J'ai donc sauté dans un bus hier soir et me voici à La Paz.

Pas de temps pour une douche, je jette mon sac dans l'hostal et pars à la decouverte de la ville. J'ai reperé sur papier 4 sommets autour de La Paz et je suis impatient de savoir ce qui est faisable. Des amis d'une amie m'en ont parlé et les ont fait tout seul. Seulement ils en connaissaient bien plus que moi et comme il n'est pas question de louer piolet, cordes et partir tout seul, direction les agences.

Apres 5 agences, mon choix est fait. Je ne peux partir en expe privée à cause du prix donc il faut que je me greffe dans un groupe.
Le sommet classique dans le coin c'est le Huyana Potosi un 6000 relativement facile car uniquement 1400m de denivelé en 2 jours. Par contre tout est sur glacier avec un final technique à 45º et ca ca me tente.
Le sommet devrait etre un peu boulevard mais l'agence que je choisis limite à 2 personnes par cordée et par guide. Ils ont une femme d'inscrite pour samedi, je completerai la cordée.

Et les autres sommets?
Ils auraient quelqu'un d'interressé (dans le cas d'un groupe) pour l'Illimani mais c'est vraiment pour dire de faire un autre 6000m car il n'y a pas de difficulté technique.
Je prefererais partir pour le Pequeño Alpamayo et la Cabeza del condor. Tous deux sont d'une altitude bien moins elevés mais beaucoup plus jolis et interressant techniquement.
Je laisse donc une avance pour un trek de 4 jours combinant ces 2 sommets. Si ils trouvent une autre personne je pars, sinon je recupère ma caution et viendrais les faire avec papa et Daniel.

Je retrouve donc la glace samedi, je suis ravi. Mais quoi pour demain?
Il y a de l'escalade mais je ne veux pas me creuver. Par contre il y a possibilité de descendre une fameuse route en VTT.
Fameuse pour ses paysages mais malheureusement pour le nombre de vie qu'elle a prise.
La route de la mort a fait plus de 200 victimes par ans avant que le gouvernement ne decide à en construire une nouvelle plus large est sure. Ne circulent maintenant sur la route de la mort quasiment que des cyclistes en recherche d'emotion.

Mes 3 prochains jours etant organisés, j'ai maintenant le loisir de me ballader dans cette belle ville de La Paz.

SSC_9612.jpg
Vue de La Paz

SSC_9491.jpg

SSC_0555.jpg
L'eglise des franciscains

SSC_9468.jpg
Les belles rues pavèes de l'epoque coloniale

SSC_9475.jpg

SSC_0551.jpg

SSC_0552.jpg

Vendredi 18 avril - El camino de la muerte

En route pour des sensations!
Nous sommes 4 à partir en camionette pour la cumbre, le col à 4675m oú nous enfilons les casques et enfourchons les vélos.
De là, apres 30 minutes, nous arrivons à l'embranchement de la route de la mort avec la nouvelle voie.
La route sinueuse accrochée à la montagne est tres jolie mais je ne suis pas etonné qu'elle ait pris autant de vie. Elle est tellement etroite, sans visibilité et sans rails de securité que ca devait etre un stress à chaque virage. De nombreuses croix sur le bord de la route temoignent des nombreux accidents. Heureusement que le gouvernement en à finalement construit une nouvelle.
De plus, cela a permis developer le tourisme sur ce lieu puisque nombreuses agences proposent maintenant de la descendre en VTT et le gouvernement y a meme instauré un droit d'entrée.

La descente est vraiment sympa, dans un cadre magnifique et fourni de bonnes sensations.

Nous sommes tombés sur une bonne agence (bon presage pour l'expe de demain). Un guide ouvre la route et le van nous suit et prend des photos. Pas besoin de pedaler appareil autour du cou, l'agence se charge d'imortaliser la descente et nous donnera un CD à la fin de la journée.

Nous arrivons à Coroico à 3500m.
Nous avons descendu 1200m et parcouru 67km. Tres belle journée mais j'ai mal aux mains à avoir passè 5h sur les freins. Moi qui avais choisi cette sortie plutot que de l'escalade en pensant m'economiser pour demain..

Nous finissons par un repas dans un superbe hotel de Coroico. Il y a meme la piscine!

Retour à La Paz pour une petite nuit avant de retrouver la montagne demain.

SSC_9487.jpg
La "fameuse" route de la mort

SSC_9485.jpg

HPIM4985.jpg

HPIM4995.jpg

HPIM5004.jpg

SSC_9489.jpg
Le village de Coroico

PLUS DE PHOTOS ICI

Posted by flavienc 03:21 Archived in Bolivia Comments (0)

Le Licancabur et le salar de Uyuni

sunny 27 °C
View 5 mois sur la cordillère on flavienc's travel map.

Jeudi 10 avril
San Pedro de Atacama - Laguna Blanca

Je dis au revoir à l'auberge à mes italiens et me rends au centre ville pour prendre mon tour.

Je fais la connaissance de Christophe qui a fait le Licancabur hier. Il a bien trouvé un guide au refuge et a partagé le cout avec un couple qui venait d'Uyuni. Si je pouvais avoir la meme chance!
C'est un feru de montagne et c'est la 4eme fois qu'il vient en amerique du sud pour des ascensions. Français mais vivant au Quebec, il a fait des stages alpins pour pouvoir se debrouiller et reagir en cas d'accident sur glacier. Ca me donne trop envie!
On echange tuyaux et conseils, mec tres sympa!

Je me retrouve seul à la frontiere bolivienne à 4400m dans un univers completement mineral.
En demandant autour de moi, il y aurait bien un guide. C'est Macario, un petit bolivien qui a gravi 424 fois le Licancabur. Je pense que ça ira, il connait sa montagne!

Je me fais deposer au refuge qui surplombe la laguna blanca.
Petite sieste et je pars marcher 3h pour m'acclimater et remettre les jambes en forme. J'espere que demain ça va aller.
Le paysage est magnifique. Les lagunes où se reposent des flamants offrent un beau camaieux de couleurs ou vient se refleter ce volcan qui domine le plateau desertique.

Les 4*4 revenant d'Uyuni arrivent (les tours partent de San Pedro, font 3 jours dans le desert, passent à Uyuni pour dèposer ceux qui vont vers le nord et reviennent à San Pedro). Helas personne n'est là ce soir pour le Licancabur. Ca sera donc seul ou rien.
J'ai vraiment envie de grimper, tant pis pour les 80$. Et puis c'est toujours mieux que les 260$ que me demandaient les agences.
Je pars donc preparer mon sac, je vais essayer de ne pas me faire avoir comme pour l'Aconcagua.

SSC_9053.jpg
Arrivée en Bolivie

SSC_9303.jpg
Le licancabur derriere la laguna verde

Vendredi 11 avril - Licancabur (5916m)

2h30 levé. Tout est pret; creme solaire, les barres sont deja ouvertes et j'ai l'ipod dans les oreilles, je ne devrais pas à avoir à enlever mes gands. C'est quand meme plus facile de se preparer dans un refuge que dans une tente..
Petit dej et 4*4 qui nous emmene à 4600m.
Il est 4h et nous commençons à marcher. Quel plaisir de remarcher apres 1 mois! Le ciel est tout etoilé, il n'y a pas de vent, j'ecoute ma musique et je n'ai pas froid avec mes 3 paires de gand. Par contre, mes pieds sont gelés. Je ne sais pas comment faire..
Macario fait des pauses regulieres et brise le silence de la nuit par un frequent " como esta amigo?"

6h45, le soleil eclaire le desert. On voit les lagunes.
Mais qu'est ce que c'est difficille! La roche est instable et je m'enfonce à chaque pas. Je n'ai pas mal à la tete mais je n'ai aucune force. C'est vexant mais je crois que l'unique nuit à 4200m n'a pas ete suffisante.
A cette altitude sur l'Aconcagua je n'etais pas dans cet etat et là je suis epuisé. Comme quoi il ne faut negliger l'acclimatation..
Et puis à quoi ca sert? C'est vraiment du masochisme de se faire violence sur ce volcan! Tout ca pour quoi alors que je pourrais etre tranquillement dans un 4*4 dans le salar...?

9h30, enfin le sommet.
La vue est grandiose! On fond du cratere, on voit le petit lac gelé dans lequel Nicolas Hulot a plongé dans un episode d'Ushuaia. C'est d'ailleurs, le record de la plongé en altitude. Suite à sa plongé il a descendu le volcan en parapente. La classe!
Je fais du zele; peut on aller de l'autre coté de la caldera pour voir Atacama et le versan Chilien?
Sur le chemin on voit des ruines sacrificielles incas.
Ces 30 minutes au sommet vallent les 6h d'effort de monté.

La descente est directe dans la pente à 45º. Le melange terre/roche est meuble et plairait à papa...
C'est vraiment trop dur. Et puis j'ai chaud avec mon colan et mes 3 polaires... C'est que l'amplitude thermique et bien plus importante dans un desert!
Qu'est ce que j'aimerais etre en parapente. J'ai deja manqué de me tordre 7 genoux et 5 chevilles. Ce n'est vraiment pas plaisant!

Apres 2h laborieuse, nous voici au pied du volcan.
Je suis content de l'avoir fait mais je ne me referai pas un 5000m sans une bonne acclimatation et plus 1300m de denivelé en une journée à ces altitudes.
La vue etait belle mais l'ascension desagreable. Je reflechirai à 2 fois avant de refaire un volcan, je prefere une bonne vieille montagne..

SSC_9055.jpg
levé de soleil sur les lagunes

SSC_9056.jpg
Fatigué?

SSC_9058.jpg
Le fameux lac où Nicolas Hulot a réalisé la plongée la plus en altitude au monde

SSC_9059.jpg
Ca a ete dur mais quelle belle vue!

SSC_9068.jpg
Au sommet avec Macario

Samedi 12 avril - Salar de Uyuni

Belle matinée ensoleillée (comme tous les jours de l'année ici il me semble) et j'attends le tour qui doit me prendre pour le circuit de 3 jours dans le salar.

Ce sont deux 4*4 qui arrivent et ils ont bien une place pour moi.
Pour ce qui est de mes compagnons de circuit, ils ont du sentir qui j'etais à l'agence quand ils ont reparti les voitures parceque je vais vivre 3 jours avec... 6 filles! Et dragueur comme je suis elles n'ont qu'à bien se tenir... lol

J'ai l'explication des couleurs des 2 lagunes. La blanche contient du borax et la verte du cuivre.

Le chauffeur fait tourner sa coca. Elle est mastiquée dans les andes pour ses vertues stimulantes et qui coupe la faim et aide à l'acclimatation (a priori...). C'est de cette plante aussi qu'on peut extraire la cocaine!
Mais pas d'addiction pour ma part, rien que la mastication est degueulasse!

Halte aux Geyser Sol de Mañana (meme champ geothermique que les geyser del Tatio du coté chilien) puis direction la laguna Colorado oú nous passerons la nuit (à 5000m).
Les couleurs sont vraiment grandioses et le couché de soleil marque encore plus les belles couleurs rouges de la lagune.

SSC_9313.jpg
Voila mes compagnones pour les 3 jours ;o)

SSC_9304.jpg
Superbe traversée du desert

SSC_9311.jpg
Les curioses formes des roches

SSC_9310.jpg
La laguna colorado

SSC_9309.jpg

CSC_8838.jpg
Les Flamands sur les lagunes

Dimanche 13 avril - Salar de Uyuni

Matinée dans le desert entrecoupé encore de belles lagunes.
Puis nous arrivons dans une region avec de la verdure. Une magnifique petite vallée ou quelques villages subsistent en elevant des lamas. Le genre d'endroit oú je resterais bien quelques jours..

Nuit au bord du salar dans le petit village de Puerto Chubica.

SSC_9305.jpg
Les belles couleurs du desert

SSC_9319.jpg
Nuit au bord salar

Lundi 14 avril - Salar de Uyuni

Petit dej tres matinal (rien à coté de celui pour l'ascension du Licancabur) mais suffisament pour attendre le lever du soleil au milieu du salar.
C'est vraiment grandiose. Nous sommes sur ces plaques de sel si caracteristiques!
Et soudain, le soleil vient lecher le sol rendant cet endroit on ne peut plus photogenique!
Beaucoup de photos mais je crois que je reviendrai tout de meme apres la saison des pluiesquand le salar est encore innondé et offre un parfait miroir.

Nous nous dirigeons vers l'Isla del Pescado (non pas parcequ'on y a un jour peché mais par sa forme evocatrice d'un poisson).
Et là c'est un peu la deception. Tous les 4*4 de touristes passent par cet endroit apres le levé du soleil et apres avoir ete tranquille au milieu du salar, se retrouver tous sur cette "ile" n'etait vraiment pas obligatoire...

Avant de rejoindre la ville d'Uyuni, etape à un hotel de sel puis à des salines d'exploitations. (La bolivie exploite toujours la croute de sel pouvant aller jusqu'à un metre.)

Le groupe se separe et moi je decide de partir directement à Sucre. Le bus passe par Potosi mais je n'ai pas envie d'etre laché à 2h du mat au milieu d'une ville. Je m'y arreterai en allant vers La Paz.

Je me rends compte que je ne vous ai pas beaucoup parlé de mon charmant equipage: Et bien mis à part 2 irlandaises sympas (Henri, elles habitent Naas. Mais je ne me souviens pas qu'on les ait rencontré dans un pub il y 8 ans) les 4 anglaises etaient un peu niaises.
Dans l'autre voiture une allemande rencontrée sur le Navimag il y a deux mois (fou non?) et un suisse tres sympa puis 3 australiens alcooliques et bruyants et un quebecois illuminé pensant que la terre sera detruite par des extra terrestres en 2012...

SSC_9324.jpg
levé de soleil sur le salar

SSC_9325.jpg

SSC_9328.jpg

SSC_9331.jpg

SSC_9338.jpg
Isla del pescado

SSC_9342.jpg
Expoitation du sel

Posted by flavienc 03:19 Archived in Bolivia Comments (0)

(Entries 6 - 10 of 28) « Page 1 [2] 3 4 5 6 »